Il s’agit du début du vitrail gothique caractérisée par une conquête de l’espace et de la hauteur. En effet la structure même du vitrail est étroitement liée à l’essor de l’architecture grâce notamment à l’avènement de la croisée d’ogive. On parlera d’ailleurs de style «ogival ».
Au carrefour de cette nouvelle maîtrise technologique architecturale et de la symbolique chrétienne mettant au premier plan la "lumière "divine ", le vitrail devient partie intégrante de l’édifice.
La parfaite illustration de cette nouvelle conception de l’espace dans lequel les parois de verre se substituent aux murs porteurs en pierre est la Sainte Chapelle construite comme un reliquaire géant entre 1243 et 1248 sous l’impulsion de Saint Louis.
En effet en se diversifiant, la palette des couleurs dominée principalement par le bleu et le rouge (se combinant en violet) absorbe paradoxalement plus la lumière pourtant abondante.
Citons également comme nouvelles nuances de couleurs le vermillon, le carmin, les verts olive et émeraude et des tons rosés qui vont remplacer le jaune du XIIème siècle.
La grande superficie des verrières octroyée par la multiplication des fenêtres permet de varier les thèmes des vitraux.
L’installation des verrières obéit désormais à un programme iconographique lié aux points cardinaux en parallèle aux réalisations lapidaires.
L’Ancien testament sera ainsi représenté sur le côté Nord de la nef en contrepoint du Nouveau Testament au sud. Le "Jugement Dernier" aura sa place de prédilection à L’ouest face au soleil couchant.
Enfin les Oculus romans laissent place aux Roses puis aux Rosaces de plus en plus élaborées et ouvragées jusqu’au XVIIème siècle.







