Que l’on évoque la civilisation égyptienne et les époques grecques et romaines, le verre est déjà largement présent sous forme d’objets utilitaires et décoratifs. Ainsi on retrouve des éléments en verre dès -4000 av JC.
Il faut distinguer deux techniques de fabrication du verre : le coulage et le soufflage.
La distinction est importante pour l’histoire du vitrail. En effet une des principales fonctions du vitrail est de clore des ouvertures de bâtiments.
Or le verre plat issu essentiellement du coulage du verre en fusion sur des tables en « pierre creusée » reste assez épais et peu manipulable. Il est sertit dans du bois ou du plâtre (stuc) aussi bien dans le Monde Oriental qu’en Europe : ces « clôtures » ajourées sont souvent appelées « claustra » (Pompéi, Trèves).
Il est à noter que les fragments qui nous sont parvenus de cette longue période ne comportaient pas de trace de peinture.
La grande étape suivante vient de l’évolution du soufflage.
De la sorte autour de l’époque mérovingienne, les verres soufflés destinés jusqu’alors à la fabrication d’objets « creux » tels que les flacons et récipients vont être aplanis grâce à la technique du « manchon ».
Ainsi allégés, ces verres vont être de plus en plus utilisés dans la composition de vitraux romans puis gothiques : un assemblage de verres plats soufflés et de baguettes de plombs.
Ces compositions plus légères s’adaptent ainsi à l’évolution de l’architecture.
Dans le même laps de temps, le verre devient support d’illustrations picturales grâce à la technique de peinture de grisaille.









